dimanche 30 janvier
Divorce, une réaction
J'avais laissé un petit poème sur le divorce d'un de mes potes. Voir
plus bas. Bonne nouvelle pour lui, du moins pour l'instant : il se sent
soulagé. Il respire, l'oxygène rentre de nouveau dans ses poumons. Mais
bon, le plus dur reste à venir. Les gosses, l'appart, retrouver un
toit, négocier pension alimentaire et autres additions amères... Bref,
une personne, FJKD,
une femme qui va aussi divorcer, a laissé un commentaire, ces notes que
l'on peut laisser sur un blog, dont le mien. Voir plus bas également.
Comme c'est pas super visible, et comme ce commentaire mérite
l'attention (il y en a d'autres, bof, hein ;-), le voici recopié. Merci
à toi, FJKD. Courage et bonne
chance pour la suite. Je te redis la même chose qu'à mon ami :
après tout, mieux vaut un divorce réussi qu'un mariage foireux.
DIVORCE
Depuis le début de notre divorce Nous ne vivons que des humiliations. Les enfants vivent mal notre séparation. Il serait temps de réagir comme des adultes.
D'oublier nos griefs et nos torts. Pour le bien être de notre Famille. Je suis la mère de tes fils. Tu es le père de mes fils.
Le beau-père de ma fille. Et cela sera Jusqu'à la fin de notre Vie Et au-delà… J'ai rêvé que nous pourrions nous entendre.
L'amour que nous avons partagé dans notre vie de couple n'est plus. Mais il existe un amour plus fort encore. Que nous pourrions apprendre à partager.
Cet amour naît Dans le respect du père que tu es. Dans le respect de la mère que je suis Dans l'amour qui nous a unis. Plus que de l'amitié Plus qu'un frère ou une sœur.
Il naît des années. Que nous avons partagées. Peut-être referas-tu ta Vie avec une Femme. Qui t'aimera et apprendra à aimer mes enfants
Peut-être referais-je ma Vie avec un Homme. Qui m'aimera et apprendra à aimer tes enfants. Ce jour-là Il faudra Que j'accepte ton choix.
Que tu acceptes mon choix Car le bonheur de nos enfants Passera toujours par notre bonheur.
J'aimerais pouvoir continuer à partager ta vie. J'aimerais pouvoir être ton amie. J'aimerais pouvoir aller à Batilly.
Que toutes ces années Passées À essayer. De nous aimer Ne soient pas passées.
Pour rien En vain… Ta future ex-épouse Janvier 2003 + deux années Toujours pas divorcée Toujours à s'engueuler Bandes de cons Code Napoléon CQFD Janvier 2005 FJKD
Auteur : FJKD

Poème fort
Tiens, pour continuer les (bonnes) séries, voici un poème, très très
personnel; de Koan, un poète parisien qui anime lui aussi des scènes
slam à Paris et ailleurs. Je vous avais parlé de son acuité. Une
nouvelle preuve. Si ce poème vous a plu, retrouvez-en d'autres sur son
blog : http://koan75.skyblog.com/. Salutations poétisées, collègue et porte toi bien.
J'en sais trop rien, puisque je ne l'ai jamais fait.
Mais j'en ai besoin pour me sentir mieux,
Pour savoir qui je suis, feuille blanche, s'il te plait ;
Fais moi écrire qui j'étais sans l'habit que j'ai porté.
Les hommes se cachent pour pleurer.
Il est mieux d être le tueur que la personne tué.
Savoir lever la main pour se faire respecter.
C'est en temps de guerre qu'on prépare la paix.
Mensonges ! Allez vous en ! Mensonges !
J'ai joué le con pour vous couvrir,
Je le suis devenu, allez mourir !
Je ferme toujours les yeux quand je parle avec mon c½ur,
Ma voix se diminue pour dire je t'aime car ça fait peur.
Je rejette la faute de ma fainéantise,
Et pour mieux accepter ce mensonge
La dure réalité devient un songe
Grâce au feu qu'allume bedo et tise.
Bêtises !
J'en ai marre de faire taire mes sentiments.
Un pied dans le capitalisme et l'autre dans l'utopisme.
Dans mes textes entends : « Je t'aime Maman »
Et dans la vie « lâche moi, au fait, t as pas 100 francs ? »
Papa, le cancer que tu portes n'est pas la pire des maladies.
Handicapé du sentiment, je ne peux te livrer
Qu'un pathétique « ça va » sur ton lit de chevet.
Mon combat est la, allez dans tes bras
Avant que tu ne t'enfuies.
Mais pourquoi l'amour ainsi s'enfouie ?
Même chez les autres il est caché.
J'ai pris exemple sur mes proches et mes amies.
Quelle claque je me suis prise quant je vous ai vu pleurer,
Doutant de mon amour parce qu'impossible à exprimer.
Grand frère, regarde ce que je deviens.
T'avoir regarder dans les yeux remonte à bien loin.
Petite s½ur, tu dois me voir comme un égoïste,
Et moi comme une petite fille arrogante et naïve.
Mais on se trompe tous les deux de vision.
Cela n'est bon qu'aux yeux des anonymes
Qui se musellent pour nous parler.
Pas comme nos liens qui nous animent.
Qu'est-ce que j'attends pour me confier ?
Un enterrement ou un départ a l'étranger ?
Oui ! J'ai voulu mourir quand au téléphone tu m'as dit adieu,
Toi, à qui j avais caché qu'avant je n avais jamais couché.
Et même si notre ébat fut bref, le « pom pom » de mon émoi résonne encore.
Sauf que si Venus a aujourd'hui un visage abstrait à la Picasso,
Le tien fut le premier à faire office de miroir et de tableau.
Je ne suis pas dupe et sais que je n'étais qu'un jeu auquel tu t'es fait prendre,
Duquel tu t'es épris, ravi de t'avoir servi puisque certes, j'ai souffert mais surtout j'ai appris.
Mais où es tu ? Pas dans ces mots en tout cas !
Ma haine, celle que je traîne quand je me trahis.
Etrange comme elle s'enfuit quand toutes futilités on oublie,
Merci pour ta présence, qui a elle seule justifie ton absence,
Et si ma théorie passe en pratique
Tu seras de moins en moins bien accueillie,
Ma rage du c½ur remplira tes fonctions
Et de toi, ne restera qu'un point noir
Pour que reste un contraste avec le bon.
A quand ce jour où j'aurais réglé ce problème ?
Où l'on dira qu'enfin, K-O-A-N a mis KO sa haine.
A toi cher ennemi, ris de mes états d âmes,
Je te donne les mots avec laquelle tu pourras me frapper
Devant ta très basse-cour, à coups de
« Pauvre bouffon, sentimental à deux sous, petit efféminé »
Plutôt que le tueur, je serais le tué,
Mais ta conscience pour toi,
Bonne chance pour vivre en paix.
Celui qui est maître de soi est bien plus grand que celui qui est maître du monde.
J'aimerais mourir un texte sur le c½ur et mes actes en accord
Mais chaque fois que je ferme mon cahier, mes mots ont tort
Et se font broyer par l'Immonde qui tourne en rond,
Qu importe ! Je réécrirais encore, et encore, et encore.
Jusqu'à ce que mort s'ensuive
Ou que mon encre bleuisse ma salive.
Suis je encore un homme après ces quelques aveux ?
J'en sais trop rien, puisque je ne l'ai jamais fait.
Mais j'en avais besoin pour me sentir mieux,
Défunte Feuille blanche, laisse moi te remercier ;
De m'avoir fait écrire qui j étais sans l'habit que j ai porté.
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Koan
jeudi 27 janvier
En Ethiopie...
En Ethiopie, j'ai trouvé un continent enfoui
En Ethiopie, j'ai vu des mondes invisibles,
Des histoires et des légendes qu'on ne raconte pas dans la Bible
En Ethiopie, il y a tout l'ivoire du ciel
Quelques sorciers paumés, la mort fumante et des ménestrels
En Ethiopie, j'ai vu le coeur des hommes
Leur histoire oubliée, des milliards de fantômes
En Ethiopie, j'ai vu la Terre et son empreinte originelle
En Ethiopie, les secrets sont immortels

mercredi 26 janvier
Toooooooooooooooooooooo
Markimoon, un collègue, me signale gentiment une scène poésie slam à
voir que je connaissais point, celle de To. To, c'est un poète dont je
vous recommande chaudement ses prestations. Un Vir-Tu-Ose, comme l'a
surnommé un autre poète. Sensible, survolté, plein de choses à
raconter, on se laisse entraîner.
Dieu est-il humour ?
Dieu est-il humour ?
La science est-elle la mère de toutes les ventrues ?
Pierre qui roule avale-t-il les secousses ?
Toutes les catins mènent-t-elles au trome ?
lundi 24 janvier
Haikus chapeau poilu
Allez hop, je relance les haikus made in France... J'en avais
ecris quelques uns il y a quelques mois. Voir section archives de ce
blog. Précision : je ne respecte aucune règle du genre. Mais c'est pas
pour emmerder le monde.
Un matin boréal, une anguille dans la main
L'univers dans une rivière
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Quelques vagues, un jet de sable
Une glace à la vanille et le sourire des enfants
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Le silence de la forêt, le cri des singes
Ma vie ne connait pas de contrastes
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Je rêve le passé, l'avenir un souvenir lointain
Le temps n'a rien gagné
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Tes pas dans les miens
Mes yeux dans les tiens
La Terre tourne
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Le souffle du vent, les sourires éclatants
La bohneur est une saison chaude
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Je jette une caillasse
L'univers résonne de milliards de siècles
dimanche 23 janvier
Où est-il écrit que la vie doit toujours se faire à deux ?
Et bé, après les comptes-rendus des dernières scène slam des derniers
jours, un peu de poésie de mon cru, non ? Pas grand chose à raconter de
perso. C'est pas la matière à s'énerver qui manque pourtant. Actu
déprimante (a-t-elle déjà été mirobolante ?), insécurité sociale
permanente... J'ai même remarqué chez mes potes un manque d'humour ces
dernière semaines. Mais bon, les nouvelles n'étaient guère fameuses de
leur côté. Divorces, embrouilles et maladies... L'année commence mal
pour certains de mes proches. Mais un bon divorce, ça vaut mieux qu'un
mariage foireux. Allez un poème sur le mariage.
Pour cela, tu avais payé, dépensé, pas compté, le bohneur ne connait pas la monnaie
Tes amis étaient heureux, ils te souriaient
Ta femme était contente : tu lui appartenais
Les années ont passé, putain, déjà huit
Les enfants sont arrivés, putain deux
"Ton couple" entre temps avait pris un bon coup dans le nez
Ton boulot qui te prenait
Ta femme qui s'éloignait
C'est pourtant pas faute d'avoir essayer,
L' important, tout le monde le dit, c'est de communiquer
Pour essayer de communiquer, ça, t'as essayé,
Des heures passées à se regarder, à s'engueuler et à parler
Sauf que t'avais guère d'illusions,
D'amour, il ne te reste plus qu'aujourd'hui un peu de fierté
Cette petite vie merdique que tu as finalement refusé
Puisse la vie te donner raison
Mon ami, ce n'était qu'une putain de solitude que tu avais à deux
Où est-il écrit que la vie doit toujours se faire à deux ?
vendredi 21 janvier
Soirée poésie slam à Paris : résumé
- Yosa Giro et ses potes de Besançon, venus tout exprès à Paris quelques jours pour fréquenter les scènes slam de Paris. Avec lui la belle Américaine Summer, Baptiste (? pas 100 % certain du blaze) et une autre fille (pas son prénom hélas).
- Reyne la Japonaise, qui nous a fait les découvrir les subtilités de la poésie de son pays du 8ème siécle. Véridique et en japonais dans le texte ;)
- Laurent Francomano qui redécouvre la liberté depuis que sa femme est morte
- Antoine qui a fêté ses 30 ans avec nous.
- Sabine Two, qui organise sa propre scène slam le 11 février prochain à Morsang sur Orge.
- M : un dirlo d'école, qui raconte la vie d'aujourd'hui. Puissant...
- Orcy : en grande forme le pépère
- Markimoon, le complice du précédent, en pleine tournée Phallik Vagina Tour (des poèmes chauds de son cru en gros)
- Valya, la poète polyglotte
- Sabine One, one comme le premier slam de sa vie hier soir.
- Kantuum, un fan de Michael Moore
- Eliane, des poèmes sensuelles, la dame...
- Liliane, une certaine gravité, voire une gravité certaine
- Perrine, un peu pareil
- Vincent,
- Romain,
- Jacques Hillebrand
- Tsunami, incisif le bonhomme
- Yacine, premier slam de sa vie. A reconnu, en tremblant, que "putain, c'est pas facile de dire un poème en public".
- Zaz, un poème anti beaux mecs qui, c'était prévisible, a fait jaillir des réactions de mâles effarouchés
- Summer, une Américaine avec une belle voix. In english dans le texte. Belle fille du reste ;)
- Henri Mile, a fait un duo avec Summer. Lui : je suis même pas sûr qu'il comprenne ce qu'il dit lui même. Elle : retraduisait à sa manière, en anglais, les propos du premier. Mignons tous les deux.
- Igor : quelques lignes existentielles personnelles. Touchant.
- Elisabeth : toujours sa note littéraire...
- Kyro : Impro, mélange de tout, simple. Etrange.
- Farid
Bonne journée, portez vous bien.
Sylvainkimouss et Pierkiroule
jeudi 20 janvier
Slam poésie ce soir à Paris
Dernière redite :
Quelques vers dits = un godet offert
mercredi 19 janvier
Autreq scène slam poésie, mercredi 19 janvier
Y a pas que les 100 kilos dans le slam. Y aussi plein d'autres scènes,
quasiment tous les soirs. Un peu de pub gratos pour celle qu'anime Orcy
:
21h-23h, 52 rue de Bagnolet, 75020 Paris
M°Alexandre Dumas - Scène présentée par Orcy
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A noter également, aujourd'hui aussi :
No-mad Nomades Shakyamuni
Aimé Nouma et Tsunami MC présentent
MER 19 JAN 19H30
Maison Républicaine Joy'squat
42 bld de Clichy Paris 18ème M° Blanche
Une soirée exceptionnelle
sous le signe Solidarité Asie












