jeudi 31 mai
Nouvelles vidéos
Dans l'arrivage de la semaine, on a de belles choses, comme toujours... Voir plus bas. Vous pouvez retrouver toutes les vidéos, plus d'une centaine maintenant dans le désormais incontournable Slamophone, le site regroupant les vidéos de tous les poètes de France et de Navarre.
Eloi, un poète et un style inimitable...
Da Gobleen, un "mutant" de la scène "slam. (Mutant = compliment, hein Dag ? ;-)
François G, un poète qui fait dans le détail. Agréable.
mardi 29 mai
Poème de voyage
Un petit poème d'Arlaine qui a séjourné récemment au Mali. Ambiance et images locales...
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Boum! boum!
Entends-tu le coeur de l'Afrique,
Le chant du coq et ses musiques,
l'appel de la prière ,les ânes braire et les femmes qui s'affairent ?
Il est 5 heures à peine
Tout le monde est déjà levé
Entends-tu le bruit des pilons dans les mortiers?
Il faut préparer la bouillie du déjeuner,aller chercher le karité,
laver les enfant et partir aux champs.
Par la fenêtre de ma case
Entrent mille bruits et mille rires
C'est le coeur de l'afrique qui bat ,qui bat.
I ni sogoma
Unsé I ni sogoma
Tooricité
ça ne va plus s'arrêter.
Cultiver à la daba c'est éreintant.
Il faut semer le mil et le sorgho,
puiser de l'eau ,son enfant sur le dos.
C'est l'hivernage
pas de temps pour le flânage
Si l'on veut manger du tau
Il faut se lever tôt.
Sauce à l'arachide,feuilles baobab
Toubabounis,toubabs et farafis
On mange parfois du riz et l'on boit beaucoup de thé.
Premier,deuxième,troisième
Plus ça va plus c'est sucré.
Ce n'est pas la peine de refuser.
Assieds-toi on va causer.
Les poules caquètettent
et moi je m'inquiète.
J'entends mille bruits et milles rires
Il faut cesser de courrir.
Entrez dans la danse ,
Suivez la cadence
Bougez les fesses gnasanfaris.
Il y mariage ce jeudi.
Cinq fois par jour l'on prie;
Si tu es pressé c'est tant pis.
En cas de pluie tout est remis.
I beta mi et I sigi
Ne ma famu-j'ai pas compris.
Parlez-vous bamanan Kan ?
On est pourtant au Mali,
très loin du Canada,
Pays de neige où il fait froid
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Mosquée malienne...
jeudi 24 mai
Slam battle Samsung - un téléphone portable à gagner...
Hello ami(e)s lecteurs,
Toi qui aime la poésie et les technologies dernier cri,
Tu vas être servi.
Participe à la grande slam battle Samsung
Tu gagneras un téléphone-lecteur MP3 F300 si tu survis au dernier coup de gong...
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Non, ce n'est pas un gag. Mais un message reçu d'une agence de com organisant un concours de slam vidéos pour le compte de Samsung. La poésie au service des constructeurs de portables, fallait surtout oser à défaut d'y penser. C'est pourtant une réalité. Allez faire un tour sur le site de la compagnie coréenne... Tout est expliqué. Non, vous ne rêvez pas...
C'est l'occasion de rappeler à tous ceux qui découvrent le "slam" que non, la poésie, car il ne s'agit que de cela, n'est pas un "marché" ou une "niche marketing". Le plaisir poétique n'a pas de marque ;-)
Normalement on n'aurait pas besoin de rappeler ces choses là. Mais il faut croire que beaucoup de choses changent, et vite. A quand des scènes slam sponsorisées par Coca ? Rigolez pas, les affiches sont déjà prêtes ;-)
vendredi 18 mai
Nouvelles vidéos sympas
Toujours issues du site Slamophone, quatre nouvelles vidéos de poètes, poétesses. Qui illustrent bien le mélange des genres poétiques. Cicilie, qui vient de Norvége et connait bien Paris, a pas mal de choses à dire dans son blog. Luciole, Marie-Françoise et Frank valent également le détour. On ne le répétera jamais assez : la poésie est un genre avant tout féminin ;-)
Cicilie
Luciole
Marie-Françoise
Frank
jeudi 10 mai
Toujours en vie
Ca pourrait être le titre de l'envolée qui va suivre. C'est Samir qui me l'a envoyé par mail. Un pur poème : quand la vie coule dans les veines. Je l'ai recopié tel quel avec les lettres en capitale.
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TU VEUX SAVOiR QUi JE SUiS JE SUiS CELUi QUi SAiT PAS
QUi iL EST QUi A CHAQUE SECONDE RENAi QUi OUBLiE CE QU'iL DiT,
CE QU'iL FAiT ET MÊME QUi TU ES, CELUi QUi TUAiT LE TEMPS EN BRASSANT DU VENT CELUi QUE TU HAiS,
QUi PARLE TOUT LE TEMPS CELUi POUR QUi iL N'YA RiEN D'iNSIGNiFiANT
POUR QUi LE SiLENCE PEUT ÊTRE RASSURANT
POURQUOi TU CROiS QUE JE ME TAiS ET QUE MON REGARD EST FUYANT
QUE JE FAiS PLUS DE SENTiMENT QUE J'AI JAMAiS LE TEMPS DE ViVRE VRAiMENT
QUE J'Ai L'iMPRESSiON DE ViVRE DANS UN MONDE DE MORTS ViVANT, DE VAMPiRES QUi ME SUCENT LE SANG
JE ME SENS FROiD, C'EST DéMENT, C'EST MALSAiN JE CROiS EN TOUT,
JE CROiS EN RiEN JE NE SAiS PLUS CE QUi EST MAL,
CE QUi EST BiEN Y A PLUS RiEN QUi ME RETiENT QUOiQU'iL ADViENNE,
CE SERA PAREiL DEMAiN, TRAQUER, REVER AU QUOTiDiEN, POUR QUE LA MAGiE PUiSSE OPéRER,
LE POUVOiR EST ENTRE MES MAiNS J'Ai L'iNTENTiON DE ME RéALiSER,
L'ENERGiE EST DURE A TROUVER C'EST DUR DE CANALiSER, DE SE TRANSFORMER
COMME PERDRE SA FORME HUMAiNE EVOLUER VERS UNE CONSCiENCE SAiNE,
SUR CE CHEMiN, Ni JOiE Ni PEiNE C'EST LE CHOiX DE LA PLéNiTUDE
RAYONNER AU TRAVERS DE CHAQUE ATTiTUDE APTiTUDE A ADOPTER UN COMPORTEMENT ViSANT L'iMPECCABiLiTé,
CONTROLE TOTAL DETACHEMENT, PAS DE PENSéE, DE REGRETS Ni DE CULPABiLiTé LEGER, SEREiN, DéTACHé UNE FOiS
QUE TU T'ES DéBARASSé DE TOUS LES POiDS T'EMPECHANT DE T'ELEVER TU VERRAS LE MONDE TEL QU'iL EST
VOiLA CE QUE DiT MON COEUR BLESSé PiéTiNé PAR L'iNCONSCiENCE ET LES NOiRS SORCiERS QUi MENENT LA DANSE,
PAS DE PiTié Ni DE SUFFiSANCE RELEVER LE DéFI, VOiLA CE QUi DONNE A MA ViE UN SENS
NE CROiS PAS QUE JE PENSE MES PENSéES SONT UN SiLENCE PLEiN DE SENS UNiVERSELLE ESSENCE DE L'EXiSTENCE
SOUViENS TOi DE TOi MÊME iL FAUT QUE TU TE LANCES ALLEZ, DéPASSE TES PEURS ET AVANCE DANS LA TOLéRANCE,
RiCHE EST TA DiFFéRENCE NE LAiSSE PAS PASSER TA CHANCE D'ACCéDER A LA LiBERTé.
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Plus fort que la matière...
vendredi 04 mai
En ce jour git mon orgie
En ces temps pour le moins incertains et pas franchement orgiaques, un peu de réconfort de la part de Aura qui avait déjà laissé un petit texte récemment. Ca ressemble à une histoire, ça ressemble à une comédie. Mais c'est autre chose. De la poésie, oui. Aura dans le texte, ça donne la chose suivante, donc...
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EN CE JOUR GIT MON ORGIE
En quête d’anecdotes je traînais dans un bar plein d’animation cette nuit
Comme un antidote j’attendais leurs tribulations pour tromper l’ennui
Un pilier, à l’air niais, comme à la barre d’un tribunal, avec son verre de whisky
S’est alors plié aux commérages d’un ton très banal, et nous a offert ce récit
« Elle est arrivée déjà peu zen, comme une balle, et s’est mise à brailler
Les yeux rivés sur cette scène peu banale et ma chemise entrebaillée
Un pieu criblé d’une dizaine obscènes vestales, en nuisette, l’air de s’apprêter à embrayer
Et au milieu, leur mécène, moi, installé avec un verre d’anisette, l’œil en l’air pour me dédouaner mais assurément bien trop débraillé
Sans autre forme de procès, cette satanée folle m’a extirpé de cet auguste farge
Chloroformé par le succès, exténué et sans caleçon, me voilà nez à nez avec cette injuste barge
Très vite déformée par cette désaxée dénuée de compassion, je fus amené à m’expliquer sur la présence de toutes ces nymphes au buste volage
Informé qu’au sexe je n’aurai plus accès, une ruée de délation s’imposa à ma conscience, j’ai invoqué la démence, supplié sa clémence et truqué mes infos, pour le bien de mon peu robuste pelage
« Mais, mais, ma chérie, ce que tu viens de voir dans cette chambre, ce n’est qu’un malentendu ! »
Mais Mémé n’a pas mordu et m’a répondu « Va te faire voir, la seule chose que j’ai vue, c’est un mâle au membre tendu ! »
« Mais, mais, mon cœur, tu sais bien que ton Yvan est très chatouilleux, ces filles sont simplement très joueuses… »
« Peux-tu la fermer, tu m’écoeures ! Estime-toi heureux d’être encore vivant gros pouilleux ! » Ajouta-t-elle d’un ton charmant mais avec une moue un peu boudeuse…
« Tu aurais au moins pu te rationner : ‘dix de perdues, une de retrouvée, vieil avide, espèce d’insecte, d’impuissant!’ Qu’elle me sort… J’ai alors senti la corde se resserrer autour de mon cou
« C’est disproportionné, ma douce, moi qui suis si éperdu et t’ai tant couvée ! » Mais c’est comme si je parlais dans le vide, comme si elle n’était pas dans la pièce, les yeux injectés de sang, j’ai cru qu’elle allait me jeter un sort et sortir sa poupée vaudou
Ainsi je la vois insister avec haine, elle me traite d’immonde et de perfide, je ne perçois plus que sa langue qui me harangue
J’ai eu toutes les peines du monde pour la convaincre qu’elle n’avait pas assisté à un insipide gang bang
Au bord de l’exil dans le Doubs ou en Sardaigne, il m’en a fallu des « J’ai honte, Mamour » et des « Je t’aime, Pépette »
Pour qu’elle daigne oublier ce qu’elle a aperçu en ce jour et qu’elle laisse tomber le compte à rebours menaçant mon phallus et mes roupettes
En effet, c’est dans une potion d’acide qu’elle voulait que ces parties de mon anatomie se dissolvent
Vu ce que j‘ai fait et mes positions lascives, je ne l’aurais pas volé, et c’est en partie grâce à ma mythomanie qu’elles ont eu la vie sauve
Et pour s'éviter une rancune définitive, ne pas la laisser me quitter, ni me la mettre à dos de façon probablement éternelle
J’ai vidé ma bourse pour m'acquitter d'une rançon loin d'être fictive, et l'ai couverte de cadeaux provenant tous, à mon détriment, de la maison Chanel… »
Manifestement ravi de son effet sur son auditoire et de son discours fédérateur
Prestement, mon Yvan, bien aviné, s’est fait fort de crier ensuite au comptoir qu’il offrait une tournée générale à ses spectateurs
Posé sur le divan et moins lestement entamé, je me suis efforcé de ne pas le railler lui et sa suite, comptant boire au frais et au nez du général endetté, avant de me raviser, refusant le spectre du profiteur
Toisé par quelques divas ayant l’air de le détester entre amies, il aurait dû avoir de la suite dans les idées et prendre le parti de se tailler, car j’ai eu soudain la frayeur que le tout dégénère telle une vendetta corse, dans une effusion de sang et à grand coup de sécateur
J’ai eu plus tard, par un ami noctambule, la confirmation que mes doutes sur le petit nerveux étaient fondés
Le fêtard un peu trop bavard a failli repartir infirme et en ambulance, le tonnerre a bel et bien grondé
Aussi malin qu’un têtard débordant de niaque, il a continué à la ramener après mon départ, incapable de la fermer et haï par les belles, l’atmosphère belliqueuse a grandi
A coup de Jenlain, de pêtard et de cognac, il ne s’est plus contenu et s’est promené un peu trop près des femelles guépards, mais le caïd a été envoyé dans la stratosphère, il paraît qu’il avait tellement de bière dans les muqueuses qu’il aurait même pu énerver Gandhi…
Le fin mot de cette histoire décousue étant que parmi toutes ces nanas, certaines, Carla et Adèle, connaissaient bien et appréciaient l’épouse du beau-parleur
La prochaine fois, en tel territoire, ce sera motus et bouche cousue, car là il aurait fallu un tank pour ne pas voir ces harpies et ces teignes repasser comme une bouse l’adepte du haut-parleur…
Tout ceci, finalement, pourrait prêter à sourire et relever de l’anodin
Mais j’ai appris également que bourré, ayant trop fêté, c’est sur un long soupir qu’il s’est relevé le lendemain
« A cause de la rasade de cognac ? » Demandai-je pour être éclairé… Mon copain m’a dit de me préserver d’un avis hâtif et c’est en continuant à papoter
Que je sus qu’au cours de sa passade orgiaque éclair, le fameux Yvan s’était montré incontinent et a eu un problème de préservatif troué qui avait tout fait capoter
La « team » de donzelles a donc en fait décliné son invitation d’aller plus loin, malgré son ardeur, mais les Barbie ont réalisé un bon coup car elles ont gardé le fric de Ken
Yvan, victime de son zèle, s’est fait passer pour un hardeur et en a fait un épais sujet de conversation un peu zarbi, mais s’en est tiré, au final, avec un maigre butin… Un peu comme les frites MacCain !!
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Bientôt des temps caligulesques...











